PASSAGERS SUR LA TERRE
L'ESTRAN VIBRATOIRE
Au cœur
des battements
du silence
l’Ange des flammes sculpté
dans le cristal brûlant
délie de ses mains
assassines
toutes gloires.
Il erre, déambule
s’établit
à l’abri
des Âmes humaines
à pleine bouche
il lèche
l’embouchure
ancrée
en leurs gouffres
béants d’incertitudes.
Il ondule en mer
chatoyante
fuyante
en abîme pourprée
puis s’échoue
se heurte
aux falaises
monolithiques
pesantes
passantes.
Les étoiles
L’emprisonnent
bordent
l’ombre de la lune
de pierres d’or
de lumière
et fument
buée
éthérée.
Les sueurs
Emperlent
la Glèbe
et ses fronts
sommets.
Affluent
confluent
en vaine
peine
Qui bat
se bat
jusqu’à
l’épuisement
Crêve-poitrine.
Sœurs
amas
de pulsions divines
volent
violent
l’ange des flammes sculpté
au pouvoir brûlant.
Le tonnerre
gronde
il pleut
des messes
et des marées
basses.