PASSAGERS SUR LA TERRE

 

 

CLAUSTRATION FIEVREUSE
"Confessions"
 
 

Les marches de marbre grège du Temple
Prônent l’exaltation par paliers...

Sous palais, les pires Démons à l’écaille garance
Dardent l’offense profanée,

Puis délectent les Nymphes sculptées
Si troublantes de toutes obéissances.

Loin, elles désertent pierres et parures de géants,
- Alors apparaît quintessence
 
Quand à l'anse des funambules,
- Se fige à l'ante sacrée de l'indécence.

A la pampre d’or, ruisselle un bijou d’opale
D’où surgit cristallines laitances.

Et voilà, que le charme poétique recrée avec véhémence,
Le Nu festin !

Subtil, vers mille sources de joie.
- Ô doux Alcyons, qui ravivent tous déclins
 

Abreuvez-vous ! Au ru cortège de l’ultime oubli,
Doté de l’étoffe pourprée.

Nagez ! En terres lointaines près des jouisseuses vierges
Aux houleuses errances étoilées

Volez ! Vers les envies d’en corps si brûlantes,
Que seuls polissent les feux de l’ébène.  

Les monts de Vénus et leurs essaims bourdonnent
Féconds de l’espoir qui jaillit en veines
 

Que le Sérum Inonde ! Tel un éclair, comble 
Les Satiriques moqueuses Fleurs.

Surprends ! Ces grimaces lucides irriguées
De lumière, en ces beautés cavités sœurs...

De sang. Ainsi, les rétines saules pleureuses
Se colorient licences savantes perles,

Vois, au balcon du ciel, nos suprêmes Amours
Fulgurent les neiges éternelles !


Rêve de violations ! Meurs en cris étouffés !
Implore la Bête magnifiée !

Accours, glisse et abois !
Saccades démesures de chair velours écartelée

Se gaine de la force ; S’enchante sirène-rivière
Et s’endort au chant d’airain.

Entends ! le cœur des Dieux qui t’enlace,
Te caresse de ses yeux et de tes mains…


Cher univers de maintes danses
Merveilleusement ensommeillées de démence

Hymen détresse aux divines transes ;
Ganse satin noir et allaite Absence.

Ressuscite, plus haut le ciel ! Crête paradis qui vainc enfin,
L’aride descente en enfer !


Cher pays de toutes déficiences ;
Peines et douleurs en équivalences,

Manque aux parfaits affres ; de ta patte,
Griffe éclat et panse Inexistence !

Vu du toit du Monde ; l’Ange déchoit et gèle,
Se bat contre le stupre de Lucifer…
 
 
Chrystel MARMIER  - Copyright 2008 
 

 

Claustration Fièvreuse

Date 01/08/2009
Par TTL
Titre ¤

Entre vides et abondances, le combat est magnifique; crépuscule et aube fusionnent dans ce texte, et procréent dans tous les espaces, d'une semence ésotérique. Les liquides sont faits pour se mouvoir, et tout mouvement est vie.

 

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